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GRoupement Azuréen des Associations Ludiques

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Du JdR sans accessoire (ou comment jouer partout, même dans des montagnes russes)

Depuis la création du JdR, le dé est l’outil emblématique du rôliste, mais comme tout bon MJ ou PJ, il arrive d’avoir envie de faire du JdR sans rien avoir sous la main, si ce n’est son imagination. (Et tout le monde le sait : ne pas faire de JdR lorsque l’on en a envie est une grande frustration. Donc, cher partenaire, nous allons parler de comment faire du JdR sans dé. Hé oui, tu as bien compris, tu pourras jouer partout après cette petite lecture qui, je l’espère, sera agréable 😉 )

Le JdR obéit à des règles qui, depuis sa création, se contournent timidement au niveau des grosses sorties publiques. Attention, nous ne parlons pas d’alternatives aux dés comme les cartes, blattes, etc. (Oui, oui, je te voyais venir en disant “Ben sans dés on peut jouer, mais dans les montagnes russes ce sera compliqué”. Donc ne t’inquiète pas, ces alternatives ne sont pas le sujet de l’article.).

Nous parlerons donc ici de trois systèmes possibles : le système narratif, le système semi-narratif et le système digital. (Ça n’a pas l’air très fou comme article, te dis-tu, mais attends un peu, il va y avoir des surprises 😃)

Ces trois systèmes ont de nombreux points communs :

  • ils encouragent le jeu théâtral (tu peux lire « obligent » à la place d’ »encouragent », mais apparemment l’auteur trouve le terme trop injonctif🙄) ;
  • ils permettent de mettre en place une réelle cogestion du scénario ;
  • ils ne nécessitent ni table, ni objet ;
  • cela nécessite l’envie de parler et conter.

Le système narratif (ou l’art de juste raconter de belles histoires 🤗) :

    Ce système est sans doute le plus complexe des trois présentés dans cet article. En effet, le narrativisme sous entend de façon générale que les joueurs sont conscients des limites de leur personnage et font des actions cohérentes avec la nature de celui-ci. Un joueur n’ayant pas conscience des limites de son personnage se fera régulièrement stopper par le MJ ou les autres joueurs (Si la table est honnête, sinon ils se contenteront de ne rien dire et de camoufler leur ennui ou agacement. 🤐)

    Gros avantage de ce système, il peut se jouer sans MJ avec un corps de scénario tracé à l’avance de façon collégiale. Il faudra donc définir une ou plusieurs choses, le lieu, le contexte, l’adversaire, le type de scénario, etc. (Ne choisissez pas la fin sinon la partie ne sera pas très palpitante. 😕)

    Le système semi-narratif (ou l’art d’imposer des contraintes 😇) :

Ce système a la force d’imposer aux joueurs de réaliser un scénario sous la contrainte permettant ainsi de mettre une pression tout au long de la partie, elle peut être à base de compte à rebours et donc un temps définis à l’avance. (Si tu es attentif, tu as compris que cela permet de mettre en place un côté survie non négligeable à la partie. 😱)

Vous pouvez aussi décider de jouer avec un système de point se perdant au fil du scénario selon les actions fait par les joueurs. Lorsqu’un joueur a perdu tous ses points il devient uniquement MJ. La partie se finissant lorsque il ne reste plus qu’un joueur. (Je sais, je sais, cela ressemble à un scénario d’affrontements, mais il peut être totalement collaboratif. 😊)

    La mise en place d’un tel système renforce le côté tragique du scénario et demande aux joueurs de commettre des sacrifices de points au service de la partie et du plaisir de jouer ensemble.

    Le système digital (ou l’art de jouer de façon classique mais sans dés 🙃) :

    Le système digital demande des règles précises, en effet vous pourrez résoudre les actions par signes de mains. Le nombre de manches pour réussir son action varie donc en fonction de la difficulté en considérant qu’une victoire permet de réussir l’action. (Je suis perdu, vas tu me dire. C’est simple regarde, je te fais un tableau 😉)

Type d’action :Nombre de manche pour faire une victoire :
Facile6
Moyen3
Difficile1

Après tu as le choix entre plusieurs jeux de mains et doigts (liste non exhaustive) :

  • Pierre, papier, ciseaux (un grand classique)
  • Pierre, papier, ciseaux, lézard, spock (pour les jeux en colocation)
  • Pierre, papier, ciseaux, éponge, air, eau, feu (pour les acharnés)
  • La mourre (pour les mathématiciens, si tu ne sais pas ce que c’est Clique)
  • Le bras de fer chinois ou la bataille de pouces (simple et ludique)

    Les avantages de ce système est la part d’aléatoire dans la résolution des actions. (Oui je sais ce que tu vas me dire. “C’est comme avec des dés…”. Ben, essaie de jeter des dés dans une montagne russe pour voir 😎)

Merci de cette lecture attentive qui j’espère ouvrira une réflexion sur comment jouer différemment. (Où alors, tu as lu et tu t’en fous. Mais merci quand même d’être là 😉)

Comment initier tes potes ou ta famille au JdR en 5 minutes (et pas plus)

L’initiation au jeu de rôle est une chose ardue. Proposer à ses camarades de s’asseoir pour quelques heures et essayer peut être effrayant tant pour l’initiateur que pour l’initié.

(Mais comment faire pour faire découvrir rapidement ma plus folle passion à mes collègues, vas-tu me dire ? — N’aies crainte, je vais y répondre.)

Souvent dans les festivals et les conventions, nous trouvons des tables proposant des démonstrations ou des initiations. Cela peut être intimidant pour vos partenaires non-initiés que de devoir s’asseoir et perdre du temps à ne pas explorer le fabuleux événement auquel ils assistent.

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Nous allons dans cet article vous livrer le secret d’un style d’initiation au jeu de rôle ne durant que cinq minutes.

(Mais, en cinq minutes, on ne peut pas tout expliquer, que vas tu faire du lore, du setting, des paramètres et de la fiche de personnage ? — Patience jeune barde. Nul besoin de tout cela, laisse moi continuer mon article et tu verras.)

Cette initiation suit un rite ancestral et des paroles précises suivant LA RÈGLE D’OR DU JDR à savoir, “Si cela ne te convient pas, adapte-le.”. (Ah, j’oubliais, cher lecteur, cette initiation peut se faire absolument partout et avec un matériel inexistant. Oui c’est ça la beauté de cette initiation.)

Voici comment présenter le jeu de rôle à vos futurs partenaires de jeu :

Books, Writing, Spellbook, Notes


L’INTRODUCTION

MJ : Hey! Camarade de moi. Veux-tu découvrir le jeu de rôle ? lui dites-vous d’un air enjoué.

PJ  : Heu… Je ne sais pas trop, est-ce long ? Est-ce douloureux ? vous questionne-t-il d’un air inquiet.

MJ : Mais non, voyons, ça ne prendra pas plus de cinq minutes. Et si cela te plaît, on pourra jouer des parties plus longues. (Note : Omettez volontairement de dire que certaines parties durent plus de  cinq heures.) Répondez vous d’un air confiant.

PJ : Bon, je veux bien essayer alors. Vous dit il de façon un peu plus sereine. (L’initiation s’annonce bien à ce niveau là)

    LA PARTIE

MJ : Alors tu vas voir, le jeu de rôle, c’est une histoire que je vais te raconter moi en temps que maître du jeu/narrateur/conteur/MJ/DM (gardez ce que vous préférez, je suis plutôt arrangeant). Toi, tu joueras un personnage de cette histoire, tu es libre de tes actions et de tes mouvements. Le but est de raconter une belle histoire tous les deux. Puis dans un jeu de rôles, tu peux jouer ce que tu veux, un vampire, un chevalier, un elfe, un monstre, une sorcière et même une poule. (Nul besoin d’intonation, au mot poule il y aura réaction de votre interlocuteur, ne serait-ce qu’un petit rictus.)

PJ : Une poule ? dit-il avec étonnement.

MJ : Oui, regarde. Tu es une poule dans son poulailler grillagé et fermé par une porte avec un loquet. Dehors, tu vois la ferme, la rivière, la forêt et un grand pré. Tu te dis que c’est dommage de vivre ici enfermée et que tu aimerais bien sortir. Que fais-tu ? (Avec un peu de théâtralisation, votre interlocuteur sera sous le charme et sans même vous en rendre compte vous avez posé l’univers du jeu.)

PJ : Euh… je volette pour pousser le loquet avec le bec. Vous, répond-il, sans trop savoir quoi dire.

MJ : Très bien, dans un jeu de rôle, c’est comme dans la vraie vie. Des fois, on réussit et, des fois, on rate. Voici un dé/une pièce/un pierre, papier, ciseaux, il faut faire 4,5 ou 6/pile/me battre en une manche pour réussir. Je te laisse essayer. (S’il réussit, passez directement à la réussite. Si c’est un échec, continuez de lire. Une fois de plus sans vous en rendre compte vous avez présenté un aspect du jeu de rôle qui est le système de jeu.)

MJ : C’est raté, mais tu t’aperçois que toutes tes copines poules s’approchent. « Que fais tu ? »

PJ : J’essaie d’ouvrir le loquet de la porte pour sortir. (BIM, la notion de RP entre en jeu.)

MJ : « Nous allons t’aider ! » Tu vois toutes les poules s’agglutiner devant la porte et te faire une sorte d’escalier. Je te laisse relancer le dé/la pièce / le pierre, papier, ciseaux. Mais comme tu as de l’aide tu as un bonus. Pour réussir il faut faire 2,3,4,5 ou 6/ faire un pile en trois lancers/me battre une fois en trois manches. (Notion de bonus/malus en fonction des événement. Je vous avais dit que ce serait simple.)

    LA RÉUSSITE

MJ : La porte s’ouvre, tu sors, tu déploies tes ailes et sens le soleil les réchauffer. Tu sens l’air passer dans tes plumes et comprends qu’une nouvelle vie d’aventure s’offre à toi. (Avec l’intonation, on peut rendre ce moment épique.). Voilà, tu viens de jouer ta première partie de jeu de rôles. On pourra maintenant faire des parties plus longues et plus complexe. Tu pourras avoir une fiche de personnage et tu le fera évoluer au fil de ses aventures.

N’oubliez pas que l’initiation doit se faire en douceur. Le scénario de la poule est flexible et permet d’accompagner un néophyte sans le brusquer. Libre à vous de l’adapter ou le modifier. Quoiqu’il en soit, passez de bonnes parties.

(Hé, oui, chers rôlistes, cet article est fini. Mais d’autres viendront bientôt, vous n’avez pas fini de me voir m’incruster dans les articles 😉 )

Nice Fictions – Festival de l’imaginaire

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Du 17 au 19 avril 2015, Nice Fictions est un festival consacré aux genres de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, fantastique…) et aux créations courtes (nouvelles, courts-métrages…).
La première édition se tient du 17 au 19 avril 2015, sur le campus de Saint-Jean-d’Angély (Nice, Alpes-Maritimes).

Trois jours de rencontres, d’animations, de jeux, de conférences, et d’émotions, voici ce que sera la première édition de Nice-Fictions.

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